Hors série

Si la présence d'eau est inhérente à l'installation d'un groupe humain, maintenir l'approvisionnement d'une population croissante et sans cesse plus exigeante est une entreprise qui mobilise les énergies et nécessite des innovations en permanence. Ainsi, bien que Jules César apprécie l'eau de la Seine pour sa pureté les Romains construisent tout de même un aqueduc pour approvisionner de façon continue les thermes et des fontaines. Ce conduit cimenté, encore visible ponctuellement, a par deux fois servit de base à des installations modernisées et reste toujours en fonction. La période chaotique des siècles suivant rend inopérant cet aqueduc romain. La Seine et les puits deviennent de nouveau les seules sources d'approvisionnement en eau. Un puisage manuel permet d'approcher ce précieux breuvage et des porteurs le répartissent dans les quartiers. Plus tard, des systèmes de pompage sont mis au point. Des chevaux actionnent la pompe de la Samaritaine pour relever l'eau qui alimente le Louvre. Ensuite, grâce à la vapeur des « pompes à feu », l'eau de la Seine est relevée et distribuée vers les fontaines par simple gravité. Dans le même temps, la population augmentant et le fleuve servant autant de ressource que de réceptacle aux effluents, la qualité du liquide s'en ressent, au point que les médecins conseillent de laisser déposer la boue au fond du verre avant de boire l'eau du dessus encore jaune.
Pour trouver un liquide plus consommable un système de récupération des eaux de ruissellement descendant des collines au nord de Paris est mis en place. Ce ne sont que des petites quantités, mais regroupées, elles finissent par satisfaire les besoins de quelques privilégiés de la rive droite. En face, Marie de Médicis achève le projet du roi Henri IV en réalisant un nouvel aqueduc à l'emplacement de l'ancien tracé romain. Il faut attendre le 19ème siècle pour voir enfin la capitale alimentée correctement. Napoléon le Premier, en faisant creuser le canal de l'Ourcq, emmène de l'eau en quantité suffisante mais, hélas, d'une qualité douteuse. C'est quelques décennies plus tard, le Préfet Haussmann et son acolyte Belgrand offriront à Paris un réseau de distribution digne de ce nom et qui reste l'embryon de notre système actuel. Aujourd'hui l'eau fournie aux parisiens est de grande qualité mais, devenant une denrée rare sur notre terre, l'objectif devient de réduire la consommation quotidienne.

Sortir a vile de l'ombre nocturne pour faire jaillir la lumière dans les rues parisiennes, tel fut le souci de bien des générations, depuis la première bougie placée devant la Châtelet en 1318 par Philippe le Long pour éloigner les brigands. Combien d'étapes, riches en inventions et innovations, ont permis de conforter Paris dans son statut de " Ville Lumière" ?

Au-delà de leur simple fonction d'éclairage, les lumières de la ville façonnent l'espace, illuminent les monuments, mettent en valeur le patrimoine et créent ds événements festifs. La subtilité d'une mise en lumière offre ue autre perseption de la ville : des détails, imperceptible le jour, prennent une dimension majestueuse une fois la nuit venue et, face aux espaces lumineux, des zones laissées dans l'ombre ouvrent les portes du mystère et du rêve.

Au travers de " promenades lumière ", ce livre vous propose de partir à la découverte des plus belles mises en lumière parisiennes, à l'élégance et au charme insoupçonnés...